4e édition des JFAS, une réussite !

7 février 2018

Les 25 et 26 jan­vier 2018, l’Espace Charenton, à Paris, accueillait les 4e Journées Francophones des Aides-Soignants (JFAS). Au pro­gramme, une thé­ma­tique à la fois concer­nante et sen­sible : « L’aide-soignant, l’agressivité et la vio­lence dans les soins : com­ment res­ter bien­trai­tant et res­pon­sable avec les patients et leur famille ? »

Chaque année en jan­vier, à Paris, ce congrès natio­nal sur deux jours pro­pose sur un sujet pré­cis, une for­ma­tion trans­mise par des experts — pro­fes­seurs, méde­cins, infir­miers, aides-soignants… mais aus­si par des pairs venus des pays fran­co­phones.

Cette mani­fes­ta­tion est aus­si pour les aides-soignants (plus de 650 pour cette nou­velle édi­tion) l’occasion de s’exprimer et d’échanger avec leurs col­lègues issus de toute la France. Les objec­tifs pour­sui­vis par Trilogie Santé, orga­ni­sa­teur des JFAS, sont clairs : per­mettre aux aides-soignants d’actualiser leurs connais­sances, de com­prendre et appli­quer avec dis­cer­ne­ment les recom­man­da­tions mais aus­si se for­mer à de nou­velles com­pé­tences.

 Acteur incon­tour­nable de l’équipe soi­gnante, atten­tif et proche des patients et de leur famille, l’aide-soignant — quelques 460 000 pro­fes­sion­nels en exer­cice — est aujourd’hui plus que jamais en attente d’échanges et de for­ma­tions pour faire face à un exer­cice en pleine muta­tion.

 Pour Dominique Le Pestipon, cadre de san­té à l’initiative du pro­gramme 2018, l’agres­si­vi­té et la vio­lence dans les soins ne sont pas le fruit du hasard, ni un phé­no­mène nou­veau. Cependant, actuel­le­ment, leur réper­cus­sion semble avoir des effets de plus en plus néga­tifs, voire dra­ma­tiques sur le bien-être des soi­gnants. Pour évi­ter de tels drames, il appa­raît comme une évi­dence de connaître les pro­ces­sus de l’agressivité et de la vio­lence afin de mieux les maî­tri­ser et retrou­ver une rela­tion apai­sée et une com­mu­ni­ca­tion bien­veillante. »

Comme l’a rap­pe­lé Vincent Terrenoir, com­mis­saire divi­sion­naire en charge de l’Observatoire natio­nal des vio­lences en milieu de san­té (ONVS), « en 2016, 3360 éta­blis­se­ments publics et pri­vés ont décla­ré plus de 17 500 signa­le­ments de vio­lence. Des chiffres qui indiquent une ten­dance mais qui sont loin d’être exhaus­tifs car de nom­breux actes ne sont pas signa­lés ». 

Bernard Gbezo, psy­cho­so­cio­logue, l’a éga­le­ment sou­li­gné, « les ser­vices de san­té sont un micro­cosme où se concentrent des phé­no­mènes de socié­té. La vio­lence s’y est donc natu­rel­le­ment engouf­frée. Chacun inter­pré­tant ses droits à sa guise et par­fois au détri­ment des autres, cette pro­li­fé­ra­tion de la vio­lence altère sévè­re­ment la qua­li­té des soins dis­pen­sés ain­si que la moti­va­tion des pro­fes­sion­nels de san­té. »

 

Cette actua­li­sa­tion des savoirs deux jours durant, dans le contexte ten­du que connaît le monde de la san­té aujourd’hui, a per­mis de repen­ser la manière d’être de cha­cun par une ges­tion de ses émo­tions et une maî­trise de son rôle pro­fes­sion­nel ain­si que son savoir-faire en adap­tant son orga­ni­sa­tion, son fonc­tion­ne­ment et en uti­li­sant de nou­velles tech­no­lo­gies.

Au-delà des pré­sen­ta­tions en confé­rences plé­nières, de nom­breux temps réser­vés aux échanges avec les par­ti­ci­pants ont ins­crit les JFAS dans le concret au fil des témoi­gnages de ter­rain de cha­cun. En effet, s’exprimer, dire, se livrer est aus­si l’une des rai­sons prin­ci­pales qui font le suc­cès de cette mani­fes­ta­tion, seule dédiée à cette com­mu­nau­té soi­gnante.

En jan­vier 2019, la 5e édi­tion des JFAS aura pour thé­ma­tique « L’aide-soignant et le temps de soin. Le conflit temporalité/humanité au cœur de la pra­tique soi­gnante ».

 

Trilogie Santé, pôle « Events » du Groupe Profession Santé, est spé­cia­li­sé dans l’organisation de congrès et for­ma­tions pour les soi­gnants.

Plus d’informations www.trilogie-sante.com